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PARENT Xavier

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Membre associé

Rattaché à l’axe 1 du Ceperc
Contact : x.parent.xavier[at]gmail.com


Activité de recherche actuelle

Mon premier axe de travail porte sur les logiques des conditionnels du type Lewis-Stalnaker, et le problème de leur axiomatisation. L’analyse des conditionnels du type Lewis-Stalnaker, maintenant classique, en termes d’une relation d’ordre sur les mondes possibles, a conduit à une meilleure compréhension d’un certain nombre de notions fondamentales en philosophie des sciences, comme la notion de causalité. Ce qui manquait, c’est une vue d’ensemble des différents systèmes logiques correspondant aux différentes classes de modèles que l’on obtient en jouant sur les propriétés de la relation d’ordre. Dans une série d’articles, j’ai obtenu des résultats de complétude qui offrent cette vue d’ensemble. Initialement formulés pour les logiques de l’obligation conditionnelle, mes résultats sont directement transposables aux autres types de conditionnels. La décidabilité desdits systèmes est plus difficile à obtenir. Tel est l’objet de mes recherches futures. Cela ouvre la voix à une étude de la complexité du raisonnement conditionnel au sens de l’informatique fondamentale.

Mon deuxième axe de travail porte sur la notion de “bonne raison”, et la question de sa formalisation. Cette notion fait maintenant partie intégrante du paysage philosophique. Ainsi, on la retrouve tout d’abord en sociologie. C’est la pierre angulaire de la théorie des bonnes raisons de Boudon, conçue comme alternative à la théorie du choix rationnel. Cette notion apparaît aussi en philosophie analytique de la connaissance. C’est l’un des concepts clefs de la caractérisation de la connaissance comme croyance vraie justifiée. Par justifiée, d’aucuns entendent : pourvue d’une raison non défaite (Lehrer, Engel). Enfin, en philosophie pratique, depuis Raz on voit généralement en elle la clef principale pour comprendre la normativité. Qu’est-ce qu’une bonne raison ? Comment formaliser cette notion ? Tel est le programme de J. Horty. A sa suite, j’ai conçu un modèle formel, qui a toute la rigueur qu’on est en droit d’attendre d’une théorie logique. J’ai également appliqué celui-ci à l’analyse de certaines questions au cœur de récents débats en philosophie contemporaine, comme le débat « généralisme vs particularisme » introduit en philosophie morale par Dancy. L’enjeu est de montrer qu’on peut trouver un point d’équilibre entre les deux extrêmes. Mon approche se démarque de celle de J. Horty, en ce qu’elle ne présuppose pas que les raisons épistémiques (“raisons de croire”) reposent sur les mêmes structures que les raisons pratiques (“raisons d’agir”). Par structure, j’entends “mécanisme d’interaction”.

Mon troisième et dernier axe de travail porte sur la théorie des actes de langages, et la question de leur formalisation. En collaboration avec A. Jones, j’ai développé un modèle formel des actes de langage et de la conversation, dans lesquels sont réconciliés signification et vérité. L’enjeu fut de montrer qu’on peut trouver un point d’équilibre entre l’utilisation des outils logiques liés à la notion de vérité, et la prise en compte de la spécificité des différents actes de langage. Je m’intéresse actuellement à l’analyse brandonienne des actes de langages comme engagement, conçu comme (selon la distinction de Searle) norme constitutive plutôt que comme norme régulative de l’argumentation.


Parcours de recherche (master, doctorat, autre affiliation,...)

- 2015 : chercheur associé, Université du Luxembourg - Département d’informatique.
- 2008-14 : chercheur associé, Université du Luxembourg – 2 premières années co-financement européen (scheme Marie Curie). Individual and Collective Reasoning Group. Responsable : L. van der Torre
- 2002-2005 : chercheur associé, King’s College London, UK. Dans le cadre de deux projets de recherche successifs financés par l’Union Européenne. Responsable : A. Jones
- Décembre 2002 : thèse de doctorat en Philosophie à l’Université d’Aix-Marseille 02/12/2002, sous la direction de P. Livet, sur le sujet « Logiques non-monotones et modes d’argumentation : le cas de l’obligation conditionnelle ». Mention : Très honorable avec félicitations du jury
- 2002-2003 : prix de la Ville d’Aix-en-Provence, section Lettres et Sciences Humaines
- 1998-2002 : allocataire de recherche et moniteur au Ceperc - UMR 6059
- 1997 : DEA de Philosophie à l’Université d’Aix-Marseille I, mention TB (classé 1er). Titre : l’analyse formelle du devoir-être et ses sémantiques. Sous la direction de P. Livet
- 1992 : maîtrise de Philosophie à l’Université d’Aix-Marseille I, mention TB (classé 1er). Sous la direction de P. Livet
- 1991 Licence de philosophie, Université Aix-Marseille I

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Bibliographie et CV :

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Bibliographie X. Parent au 22/09/2015