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Les assises du Ceperc

Les assises du Ceperc

10 janvier 2018

Les Assises du Ceperc sont l’occasion pour des membres du laboratoire ou d’autres équipes de présenter et faire connaître leurs recherches à leurs collègues et aux personnes invitées. Le but est de favoriser l’interdisciplinarité caractéristique du Ceperc par deux journées consacrées à la diffusion des travaux des chercheurs.

La prochaine rencontre aura lieu le 10 janvier 2017, dans le bâtiment Egger - Salles C421 et C423.

Organisateurs : Ph. Abgrall et B. Julien.
Les résumés des interventions se trouvent en bas de cette page.

Résumés :

- Michel Le Du - Le mythe du « monitoring », un exemple de dérive de l’argumentation scientifique

Certains syndromes psychologiques (comme l’insertion de pensée) nous interpellent dans la mesure où leur existence semble remettre en cause ce que nous savons, ou croyons savoir, touchant des concepts aussi centraux que la conscience ou la rationalité. Plusieurs de ces syndromes semblent paradoxaux (à l’image de ce que l’on a appelé la « vision aveugle ») mais on peut se demander si le paradoxe n’est pas davantage dans l’étiquette adoptée que dans le phénomène lui-même. De façon générale, c’est la manière dominante de décrire ces phénomènes en termes de défaillance d’un mécanisme interne de monitoring qui mérite d’être questionnée. Quelle validation empirique peut-on apporter à ce genre de thèse ? Au-delà de cette question de l’étayage empirique, c’est celle de la cohérence conceptuelle de ces approches que l’on cherche à mettre en question : en introduisant l’idée d’un appareil interne supposer « contrôler » nos intentions ou encore nos expérience, ne renoue-t-on pas, sous couvert de science, avec de vieilles hypothèses philosophiques, habillées comme le dimanche ?

- Sébastien Dutreuil - Pour une histoire et philosophie des géosciences : objets, pratiques et techniques des sciences de l’environnement et de la Terre

Les sciences de la Terre ont une portée sociale et politique décisive, que l’on pense aux débats contemporains sur le climat, aux liens entre l’étude de la croûte terrestre et l’extraction minière, à la sismologie, ou plus largement à l’importance qu’ont ces sciences dans la manière dont nous nous représentons collectivement la Terre et l’environnement que nous habitons. Au moins depuis la fin de l’Histoire Naturelle et sa séparation en biologie et géologie, les sciences de la Terre ont également occupé une place de premier plan au sein des sciences de la nature, aux côtés des sciences physiques, chimiques et biologiques. Pourtant, l’histoire et la philosophie des sciences ne se sont intéressées que marginalement aux sciences de la Terre.
L’objectif de cette présentation est d’exposer les grandes lignes d’un programme de recherche visant à contribuer à l’histoire et la philosophie des sciences de la Terre. Je commencerai par un bref état de l’art sur la prise en compte des sciences de la Terre par l’histoire des sciences et par la philosophie des sciences. Puis je défendrai plusieurs positions méthodologiques sur la base de travaux passés portant sur l’hypothèse Gaïa et sur l’histoire des sciences du système Terre. L’exposé sera ensuite consacré à une définition de grands axes de recherches en histoire et philosophie des sciences de la Terre visant à analyser les objets, les pratiques et les techniques des sciences de la Terre. J’examinerai tour à tour plusieurs questions au sein de ces axes portant par exemple sur les interactions entre les modélisations de la Terre et la manière dont nous nous représentons la Terre comme objet ; sur l’importance des pratiques de modélisation et des travaux de terrain dans des sciences non expérimentales ; ou sur les spécificités des techniques de géoingénierie visant à modifier le climat à grande échelle.

- Isabelle Koch - Alexandre d’Aphrodise et le « mouvement sans cause »

Alexandre d’Aphrodise a défendu une conception aristotélicienne de la responsabilité, en particulier dans son traité Sur le destin et dans quelques textes de la Mantissa ou des Problèmes, contre diverses formes de nécessitarisme, notamment stoïciennes. Ma communication porte sur les réponses qu’il développe face à des objections fondées sur la notion de « mouvement sans cause » (ἀναίτιος κίνησις) et sur l’impossibilité d’un tel mouvement. Ces réponses vont de thèses aristotéliciennes classiques à des arguments beaucoup plus singuliers en contexte aristotélicien. Mon intérêt va aux échos qu’on peut repérer entre les réponses ‘orthodoxes’ et les réponses ‘hétérodoxes’ développées par Alexandre et son école.

- Table ronde : Épistémologie comparative et philosophie


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Programme de la journée